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Découvrir Lapeyrouse-Fossat/Histoire & Patrimoine

Histoire & Patrimoine

Lapeyrouse-Fossat et son histoire

Lapeyrouse-Fossat est un village ancien puisque déjà mentionné en 1254 comme fief de la baronnie de Castelmaurou, institué par l'évêque de Toulouse en faveur de Raimond de Castelnau. Le village a une double origine. Il a été formé des mots Lapeyrouse et Fossat, qui autrefois formaient deux communes distinctes, mais qui ont été  réunies en une seule le 1er janvier 1836. Il reste peu de vestiges de cette époque, hormis deux châteaux de style moderne, dont l'un du XVIIIème siècle.

A noter l'existence de trois sites archéologiques, non visitables, recensés à ce jour par le service régional de l'archéologie et pour lesquels une protection dans leur état actuel se justifie. Il s'agit de la station gallo-romaine de Barranquet : une concentration significative de mobilier antique a été relevé en ce lieu. Les nombreux fragments d'éléments de construction et de décoration laissent entrevoir un important établissement rural ; de la station gallo-romaine de Bourrasse : une station antique caractérisée par des briques, des tuiles à rebord, des moellons de marne et de nombreux fragments de céramique ; des indices gallo-romains de Jouaninet : au nord-ouest de Jouaninet, une parcelle a livré des briques et quelques tegulae.

Jean-Jacques Cossard a redonné vie à l'orgueZoomJean-Jacques Cossard a redonné vie à l'orgueRenaissance de l'orgue :

L’orgue de l’église Notre Dame de l‘Assomption de Lapeyrouse-Fossat, muet depuis de nombreuses années a retrouvé son âme et sa voix lors de sa bénédiction et ce en présence d’Alain Guilleminot, maire, des élus et des habitants de la commune venus nombreux assister à la cérémonie. Ayant subi un nettoyage complet à la fin de l’été, travaux qui se sont étalés sur plusieurs semaines, l’instrument a repris vie grâce à la ténacité et la passion de Jean-Jacques Cossard, organiste titulaire, secondé dans cette tâche par Bernard Tourel, facteur d’orgue et de leurs épouses respectives.
Un orgue ne peut être utilisé, lors des différentes cérémonies qui rythment la vie paroissiale, que lorsque celui-ci a été béni ! La bénédiction d’un orgue s’établit autour de tout un cérémonial. Les pères Frédéric, Aloys et François ont procédé à cette célébration le mercredi 17 octobre à 18h30.
Jean-Jacques a conclu la cérémonie par ces mots : « Ce soir je suis certainement le plus heureux des organistes. J’ai atteint un but : celui de redonner vie à cet instrument. Grâce à toutes les personnes réunies dans cette église, notamment monsieur le maire et le conseil qui m’ont soutenu, je vis un bonheur intense et j’ai le privilège de concrétiser mon rêve. Dorénavant cet instrument est vivant et doté de sa propre âme d’orgue. » Une allocution émouvante tant sa passion et son amour pour cet instrument était perceptible.
L’orgue de l’église a retrouvé sa voix et c’est au son de celle-ci que l’assemblée a quitté les lieux.

L’église de l ’Assomption 1516 et XIX siècle

Cette église a été reconstruite sur les vestiges d’une église plus ancienne. Son premier clocher date de 1530. Son clocher-mur actuel est caractéristique du gothique méridional. Pendant 270 ans aucun entretien notable de l’édifice n’a été effectué. Après les troubles révolutionnaires, une restauration d’ensemble s’est imposée. Elle a été menée à bien, de manière très lente, entre 1829 et 1848. Elle constitue une quasi-reconstruction. Ce bâtiment est édifié en brique rouge de la région.

L’église de l ’Assomption 1516 et XIX siècle

L’église de l ’Assomption 1516 et XIX siècle

Picot de Lapeyrouse

Philippe Picot de Lapeyrouse (1744-1818) est toulousain issu d’une famille bourgeoise enrichie dans le négoce. Elle accède à la noblesse par la voie du capitoulat. Philippe Picot  hérite du domaine et du château de Lapeyrouse par son oncle. Après une carrière assez courte dans la magistrature, il devient naturaliste et publie notamment en 1813 ‘‘L’histoire abrégée des plantes et des Pyrénées’’ ; ses écrits sont traduits dans plusieurs langues. Professeur à l’Ecole Centrale de la Haute-Garonne, à l’Ecole des Mines de Paris (1795), doyen de la faculté des sciences en 1811 et secrétaire perpétuel de l ’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Il a été membre de plusieurs académies étrangères.
Il aborde également la vie politique. Il devient le premier président du Conseil général de la Haute-Garonne (1800-1801), maire de Toulouse de 1800 à 1806, puis député pendant les Cent-Jours en 1815. Il fonde le futur Muséum d’histoire naturelle dans l’ancien monastère des Carmes déchaussés et il est à l’origine de l’ouverture du lycée de garçons en 1806. En 1808, Napoléon le nomme baron d ’Empire. Son fils aîné  Isidore(1875-1833), a été maire de Lapeyrouse de 1819 à 1832. 

Le Château de Lapeyrouse

(XVIII et XIX siècle) Le château est construit dans un immense parc planté d’arbres aux essences variées, comparables à ceux du Jardin des plantes. Au XVIII et XIX siècles, le château occupe une place essentielle dans la vie du village et constitue la tête d’une exploitation de plusieurs centaines d’hectares qui dépasse largement les limites de la commune, avec trois ensembles approximative-ment semblables : le groupe Lapeyrouse-Castelmaurou, l’ensemble de Buissaison au nord du territoire communal et le domaine situé sur la commune de Bazus. En 1901, monsieur De Bazelaire en fait l’acquisition. Le château est  la propriété de son petit fils, monsieur. De Rimonteil De Lombarés jusqu’en 2006.

Le Fossat et son château

Hameau, qui avant la réunification des deux villages (1er janvier 1836), été une commune à part entière.La seule rue de ce hameau, bordée de maisons de village de part et d'autre, nous conduit vers le château (18ème-19éme siècle), visible depuis l'Avenue Bellevue. Le château a fait partie de l'ancien domaine "de Cambolas" (107 ans). Le blason de Lapeyrouse-Fossat intègre les armes de la famille "de Cambolas".
Cette famille a été très influente dans le midi toulousain et a fourni bon nombre de magistrats, écclésistiques et officiers. Tous les seigneurs du Fossat, issus de cette famille, ont été conseillers au Parlement de Toulouse.
François de Cambolas (1537-1603) a acheté le château et la terre du Fossat le 13 juin 1603,  qu'il lèguera à son fils Jean (?-1633). Se succèderont de père en fils : François de Cambolas (1591-1672) ; Jean de Cambolas (1630-1684) ; François de Cambolas (1659-1743). Ce dernier vendra la terre du Fossat le 10 février 1710 au capitoul Louis Foulquier (1668-1751). Il devient alors seigneur du Fossat.


Rue du FossatZoomRue du Fossat

Place de l'EsplanadeZoomPlace de l'Esplanade

Sortie d'égliseZoomSortie d'église

Avant leur réunion le 1 janvier 1836, les communes de Lapeyrouse et du Fossat avaient leurs propres armes qui figurent dans l’Armorial général de 1696. Depuis la réunion, les armoiries de la nouvelle commune de Lapeyrouse-Fossat combinent les armes des deux communes ; elles sont codifiées en termes héraldiques :
             Lapeyrouse
(partie gauche en bleu) ‘‘d’azur à la lettre capitale P d’argent’’. La lettre capitale  provient de La Peyrouse. (toponymie occitane : La pèirosa signifiant  La pierreuse ce qui a donné Lapeyrouse).
             Le Fossat
(partie supérieure en rouge et partie droite en bleu) ‘‘d’azur à un croissant d’argent, chargé d’un besant d’or ; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d’or’’. Ce sont les armes de la famille de Cambolas, noblesse parlementaire venue du Rouergue. François de Cambolas, seigneur du Fossat, conseiller au Parlement de Toulouse de 1684 à 1743, était propriétaire d’une très grande partie du Fossat (dont le château).
(1)    besant : monnaie d’or ou d’argent byzantine répandue en Europe au temps des croisades.
(2)    Au chef cousu de gueules : partie supérieure en rouge.