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Histoire

 

Le village de Lapeyrouse-Fossat a une double origine. Il a été formé des mots Lapeyrouse et (Le) Fossat, qui autrefois étaient deux communes distinctes, mais qui ont été réunies en une seule le 1er janvier 1836.

Eglise Notre Dame de L'Assomption

 

 

 

Eglise Notre Dame de L'Assomptioneglise-notre-demade-de-lassomption

L’église a été reconstruite sur les vestiges d’une église plus ancienne.
Son premier clocher date de 1530.
Pendant 270 ans, aucun entretien notable de l’édifice n’a été effectué, mais après les troubles révolutionnaires, une restauration d’ensemble s’est imposée.
Elle a été menée à bien, de manière très lente, entre 1829 et 1848. Elle constitue une quasi-reconstruction.

Ce bâtiment est édifié en brique rouge de la région. Son clocher-mur est caractéristique du gothique méridional.

L'édifice est doté d'un orgue qui a été inauguré le 21 novembre 1909 et a fait l'objet d'une restauration complète en août 2007.

Picot de Lapeyrouse

 

 

 

Picot de Lapeyrouse

picot-de-papeyrousePhilippe Picot de Lapeyrouse (1744-1818) est toulousain, issu d’une famille bourgeoise, enrichie dans le négoce qui accède à la noblesse par la voie du capitoulat. Philippe Picot hérite du domaine et du château de Lapeyrouse par son oncle.
Après une carrière assez courte dans la magistrature, il devient naturaliste et publie notamment en 1813 ‘‘L’histoire abrégée des plantes et des Pyrénées’’; ses écrits sont traduits dans plusieurs langues.
Professeur à l’École Centrale de la Haute-Garonne, à l’École des Mines de Paris (1795), doyen de la faculté des sciences en 1811 et secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Il est membre de plusieurs académies étrangères. Il aborde également la vie politique.
Il devient le premier président du Conseil Général de la Haute-Garonne (1800-1801), maire de Toulouse de 1800 à 1806, puis député pendant les Cent-Jours en 1815.
Il fonde le futur Muséum d’histoire naturelle dans l’ancien monastère des Carmes déchaussés et il est à l’origine de l’ouverture du lycée de garçons en 1806. En 1808, Napoléon le nomme baron d ’Empire.

Son fils ainé, Isidore (1775-1833) a été maire de Lapeyrouse de 1819 à 1832.

 

Le château

 

 

 

Le châteauChateau

Le château est construit dans un immense parc planté d’arbres aux essences variées, comparables à ceux du Jardin des plantes de Toulouse.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, le château occupe une place essentielle dans la vie du village et constitue la tête d’une exploitation de plusieurs centaines d’hectares, qui dépasse largement les limites de la commune, avec trois ensembles approximativement semblables :

  • Le groupe Lapeyrouse-Castelmaurou ;
  • L’ensemble de Buissaison au nord du territoire communal ;
  • Le domaine situé sur la commune de Bazus.

En 1901, Monsieur de Bazelaire en fait l’acquisition. Jusqu’en 2006, le château a été la propriété de son petit-fils, Monsieur de Rimonteil de Lombarès.

Le Fossat

 

 

 

Le Fossat

Chateau-du-FossatHameau, qui avant la réunification des deux villages (1er janvier 1836), était une commune à part entière. La seule rue de ce hameau bordée de maisons de village de part et d’autre, nous conduit vers le château (XVIIIe et XIXe siècles), visible depuis l’avenue Bellevue.
Nous connaissons un peu de son histoire : le château a fait partie de l’ancien domaine de la famille de Cambolas (107 ans), qui a été très influente dans le Midi-Toulousain et a fourni bon nombre de magistrats, ecclésiastiques et officiers. Tous les seigneurs du Fossat de cette famille, ont été conseillers au Parlement de Toulouse.
Le blason de la famille de Cambolas a été intégré dans celui de Lapeyrouse-Fossat. François de Cambolas (1537-1603) a acheté le 13 juin 1603 le château et la terre du Fossat qu’il lèguera à son fils Jean en 1633.
Se succéderont de père en fils : François de Cambolas (1591-1672) ; Jean de Cambolas (1630-1684) ; François de Cambolas (1659-1743). Ce dernier vendra la terre du Fossat le 10 février 1710 à Louis Foulquier (1668-1751) Capitoul en 1712, devenant ainsi seigneur du Fossat.

Monsieur et Madame Riu en sont actuellement les propriétaires depuis 1988.

Histoire du blason

 

 

 

Histoire du blason

blasonAvant leur réunion le 1er janvier 1836, les communes de Lapeyrouse et du Fossat avaient leurs propres armes qui figurent dans l’Armorial général de 1696. Depuis la réunion, les armoiries de la nouvelle commune de Lapeyrouse-Fossat combinent les armes des deux communes ; elles sont codifiées en termes héraldiques :

  • Lapeyrouse : (partie gauche en bleu) ‘‘d’azur à la lettre capitale P d’argent’’. La lettre capitale provient de La Peyrouse. (toponymie occitane : La pèirosa signifiant La pierreuse, ce qui a donné Lapeyrouse).
  • Le Fossat : (partie supérieure en rouge et partie droite en bleu) ‘‘d’azur à un croissant d’argent, chargé d’un besant(1) d’or ; au chef cousu de gueules(2), chargé de trois étoiles d’or’’.

Ce sont les armes de la famille de Cambolas, noblesse parlementaire venue du Rouergue, propriétaire d’une très grande partie du Fossat (dont le château) de 1603 à 1710.

(1) besant : monnaie d’or ou d’argent byzantine répandue en Europe au temps des croisades.
(2) au chef cousu de gueules : partie supérieure en rouge.

 

Evolution de la population

 

 

 

Evolution de la population

Evolution

Et pour les passionnés

 

 

 

Et pour les passionnésLapeyrouse-hureau

Consultez le livre de Marc Hureau (Auteur Lapeyrousien)

 "Lapeyrouse-Fossat au XIXème siècle".
  L'auteur, passionné depuis près de 40 ans par la généalogie et les temps anciens, évoque pour nous son village, entre 1800 et 1900. Ce qu'il nous apprend est vrai pour d'autres villages toulousains: la mairie et le conseil municipal, l'école et les instituteurs, l'église et le château, les propriétaires terriens, les maisons, le niveau de vie des habitants et certains aspects de la vie quotidienne.
Il présente les habitants de 1836 et nous parle de leur métier (brassier, laboureur, vigneron, meunier, tisserand, tonnelier, charron, marechal-ferrant, sabotier, domestique, couturière, sage-femme).
Il cite les prénoms les plus portés, la mortalité, le mariage, le "hit parade" des métiers des hommes, femmes et enfants.

Cet ouvrage est disponible à la bibliothèque "Le coin des bouquins". Lapeyrouse-hureauC